Libéralisation de la filière coton dans l’espace UEMOA et au Tchad : les acteurs capitalisent et partagent les expériences à Ouagadougou

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Compétitivité du Coton de l’UEMOA financé par l’USAID, la Commission de l’UEMOA organise du 22 au 24 mai 2019 un atelier régional d’échanges sur les leçons apprises des privatisations dans le secteur du coton dans l’espace UEMOA et au Tchad.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée ce mercredi 22 mai  par le Commissaire de l’UEMOA Jonas GBIAN,  en charge du Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement.

Le Commissaire a rappelé l’objectif du présent atelier régional, qui est « de susciter un échange d’expériences entre les acteurs de la filière coton sur l’impact des principales réformes institutionnelles et sur les facteurs exogènes et/ou endogènes qui ont contribué à la performance ou à la contreperformance des filières cotonnières de l’espace UEMOA et du Tchad, en vue de tirer les leçons apprises

En effet, dira Jonas GBIAN « le coton demeure le moteur du développement en Afrique de l’Ouest en général et dans l’espace UEMOA en particulier. Cette culture joue un rôle économique et social dans nos Etats et représente une source importante de revenus pour plus de 15 millions de personnes de l’espace UEMOA. »

Vecteur de croissance, de réduction de la pauvreté et de contribution à l’amélioration de la sécurité alimentaire, la filière cotonnière de la sous-région a été confrontée il y a quelques décennies, à des crises successives et à d’énormes difficultés financières.

« Ces crises récurrentes » a fait remarquer le Commissaire Jonas GBIAN, « ont conduit les acteurs de la filière coton de nos Etats à engager des réformes pour une meilleure résilience de cette filière stratégique, en vue de rétablir les équilibres financiers avec comme corollaire, le désengagement partiel ou total de l’Etat de certaines fonctions critiques…Cependant en fonction de l’option de privatisation choisie, les réformes entreprises ont connu des fortunes diverses en ce qui concerne la performance des filières cotonnières des différents Etats. »

Les représentants des Pays du C4 (Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad), des autres Etats membres de l’UEMOA (Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Niger, Sénégal, Togo), des organisations professionnelles nationales et régionales ainsi que des institutions régionales prennent part aux travaux.

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